La fiesta de los indianos – partie 2

La première partie de cet article est accessible ICI.

La ferveur de la fiesta de los indianos s’apparente à un bal costumé où l’élégance et le glamour ont aussi leur place. Les hommes portent des guayaberas (ces chemises à quatre poches vénézuéliennes) et des pantalons blancs, ou un costume en lin blanc. Ils arborent des sombreros panameños (attention au faux ami : ces  chapeaux de paille sont d’origine équatorienne!). Ils fument de gros cigares et ont rapporté de leur périple des perroquets en cage. Les femmes portent elles aussi des costumes d’époque de couleur blanche, sombrilla de encaje (ombrelle en dentelle), en tête, alhajas (des bijoux), sans oublier l’accessoire de taille : la grosse malle en main!

 »La llegada de los indianos », Juan Bautista Fierro, Musée Insulaire. Ancien couvent de Santa Cruz de la Palma

 L’aquarelle (1911) de Juan Bautista Fierro est un tableau de nature costumbrista qui représente le retour d’une famille à la Palma, “le retour de los indianos” qui reprend bon nombre des éléments précités. 

Un bal costumé où l’atmosphère cubaine est réellement prégnante…La musique cubaine y est sûrement pour quelque chose! La habanera, la guajira, le son et la guaracha (mélange de rythmes africains et espagnols) nous invitent à la danse ! Les mojitos, la canne à sucre, et autres cocktails rafraîchissants abreuvent la ferveur populaire. C’est aussi l’occasion de goûter la mistela, cette liqueur fabriquée avec de l’écorce d’orange typique de La Palma ou de savourer les pâtisseries las sopas de miel, los buñuelos (beignets), las torrijas palmeras (le pain perdu aux bananes)…Vous vous en doutez, parmi les meilleurs ingrédients de cette fête vivante et palpitante, nous recensons les bons petits plats au même rang que l’humour et la fièvre musicale du carnaval! 

Au terme de la lecture de cet article, nous espérons que vous comprendrez mieux pourquoi le groupe de musique populaire canarien  »Los gofiones » chante « decir canario y cubano/ es decir la misma cosa ». Dire canarien et cubain, c’est dire la même chose.

El en entierro de la sardina de Garafía 2017 ©eldiario.es

Ce n’est pas un poisson d’avril mais le point de chute de cet article est aussi celui qui clôture le carnaval : c’est l’ »entierro de la sardina » (l’enterrement de la sardine). La fête est finie !

La coutume veut que des prétendues veuves inconsolables brûlent un poisson géant en papier mâché. Au demeurant, nous espérons que vous avez nagé comme des poissons dans l’eau et que vous sortirez la tête hors de l’eau de ce carnaval qui glisse entre les eaux de Cuba et de la Palma! Ouf, nous avons évité de justesse le coup d’épée dans l’eau! Nous voilà rassurés! Hasta pronto fidèles followers de ThéâViDa!

Sources :
– National Geopgraphic : cliquez ici
– Los Gofiones : cliquez ici
– Santa Cruz de la Palma : cliquez ici
– Indianos : cliquez ici
–  »Le guide du routard 2018 », Hachette 2018
 »La Isla de la Palma. Las fiestas y tradiciones », María Victoria Hernández Pérez,Centro de la cultura popular canaria, Abril 2001, Litografía A.Romero,S.A (p68-105)

Article rédigé par Cécile de l’association ThéâViDa

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