La fiesta de los indianos – partie 1

Vidéo officielle de la fiesta de los Indianos ( Ayuntamiento Santa Cruz de la Palma, 03/02/2015):

 »Somos carnaval y lo seguiremos siendo ».
Nous sommes le carnaval et nous continuerons de l’être! 

Ainsi, retentit la volonté de réaffirmer le carnaval comme faisant partie intégrante de l’identité culturelle des palmeros. L’île ne saurait se passer de son carnaval, et pour cause, il s’agit d’un événement festif qui rassemble les habitants dans une atmosphère de liesse populaire!

Et le premier lundi de chaque nouvelle édition du carnaval coïncide avec une fête exclusivement célébrée dans la capitale, Santa Cruz de la Palma : la fiesta de Ios indianos. Une fête sur fond de gros nuage blanc qui a le pouvoir d’unir deux îles, Cuba et la Palma, qu’un océan ne suffirait pas à séparer. 

Cet événement est devenu incontournable au point d’attirer une multitude de touristes : la population se voit multipliée par trois et avoisine les 70 000 personnes.

 »La fiesta de los indianos » est en l’occurrence une parodie du retour des indianos à bord de leurs voiliers, au XIXème siècle, autrement dit ces canariens qui ont émigré à Cuba et qui reviennent sur leurs terres natales pour faire montre de leur fortune et des biens prétendument acquis au cours de leur exil. 

Symboliquement, vers les douze coups de midi, les indianos sont attendus sur la plaza de España où nous pouvons entendre fredonner les airs de  »la Negra Tomasa » (cf sources).

 »Estoy tan enamorado de la Negra Tomasa
que cuando se va de casa
que triste me pongo »

 »La negra tomasa », Los Gofiones.

Cette fête revêt un caractère résolument traditionnel et l’un des éléments les plus emblématiques est la poussière de talc qui embaume la ville de la capitale. Par effet de mimétisme carnavalesque, elle se retrouve propagée aux quatre coins de l’île, voire plus loin encore.

Pour la petite anecdote, selon Cirilo Leal Mujica*(1), une colonie importante de palmeros du village  »Las Manchas » s’est exilée au Venezuela et a exporté au-delà des frontières canariennes l’usage du talc lors du célèbre carnaval vénézuélien de Carúpano. De même, Augusto Raúl Cortázar*(2) relève cette pratique courante lors du carnaval folklorique de la vallée Calchaqui, dans la province de Salta, au nord de l’Argentine.

 »Los palmeros consideramos el empolvarnos, junto con tirar fuegos artificiales como una muestra de máxima expresión de alegría »
 »Nous, les habitants de la Palma, nous considérons le fait de se jeter du talc et de tirer des feux d’artifice comme la preuve manifeste d’un extrême sentiment d’allégresse »

La seconde partie de l’article est accessible ICI.

*Cirilo Leal Mujica(1) : psychologue, journaliste, scénariste, auteur dramatique/dramaturge et président de l’association canarienne d »écrivains (1953- )
*Augusto Raúl Cortázar (2) : professeur émérite de littérature argentine, spécialiste du folklore argentin (1910-1974)

Sources :
– National Geopgraphic : cliquez ici
– Los Gofiones : cliquez ici
– Santa Cruz de la Palma : cliquez ici
– Indianos : cliquez ici
–  »Le guide du routard 2018 », Hachette 2018
 »La Isla de la Palma. Las fiestas y tradiciones », María Victoria Hernández Pérez,Centro de la cultura popular canaria, Abril 2001, Litografía A.Romero,S.A (p68-105)

Article rédigé par Cécile de l’association ThéâViDa

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