L’oubli que nous serons

Source : nourfilms.com    

ThéâViDa  s’associe à NOUR, distributeur et producteur de films indépendants pour vous présenter ce film qui a été récompensé d’un GOYA cette année et qui met à l’honneur la figure de ce médecin humaniste et défenseur des Droits Humains. 

Voici un film sensible, intimiste, et au final empreint de poésie, que l’on pourrait sous-titrer : mon père, ce héros.

Et pourtant : il s’agit du biopic du Dr Héctor Abad Gómez, assassiné le 25 août 1987 à Medellin. Fernando Trueba, cinéaste espagnol bien connu, a adapté fidèlement le roman de son fils Héctor Abad Faciolince, devenu l’un des grands écrivains colombiens .

Synopsis: Colombie, années 1980. Le docteur Hector Abad Gomez lutte pour sortir les habitants de Medellin de la misère. Malgré les menaces qui pèsent sur lui, il refuse d’être réduit au silence. Le destin de ce médecin engagé et père de famille dévoué se dessine à travers le regard doux et admiratif de son fils.

Le point de vue du cinéaste épouse le regard du fils sur son père adoré et aimant, le fils imparfait d’un père exceptionnel et libre- penseur, engagé dans la médecine sociale. Un des protagonistes dira à « Hector III », « il y a des garçons qui n’ont pas eu de père, toi tu en as eu trop ». 

Trueba filme cet homme bon, animé d’une détermination sans faille, avec beaucoup de délicatesse. Il est incarné par Javier Camara, bien connu des amateurs d’Almodovar. Celui-ci est époustouflant d’humanité et de simplicité.

source : cineol.net

Pour ce qui est de l’intime, un flash-back constitue la majeure partie du film, une longue parenthèse lumineuse et presque enchantée, entre le début et la fin du film en noir et blanc. Elle évoque l’enfance d’Héctor (le fils) unique garçon d’une fratrie de six et la vie de cette famille enjouée, bruyante, portée par la mère infiniment patiente et toujours présente. La scène de l’école des Jésuites est succulente ! Il y a le drame, les frictions, mais il y a de l’amour, partout, tout le temps, entre ces êtres-là.

Vous sortirez de ce film portés par une vague de tendresse et de poésie, car le ton est optimiste, plein de l’évidence du bonheur au milieu du chaos. Le personnage principal est magnifique dans sa quête farouche de la beauté. Dans sa poche, à sa mort, son fils trouve ce poème de Borges : 

Sonetos inéditos – III

Ya somos el olvido que seremos.
El polvo elemental que nos ignora
y que fue el rojo Adán y que es ahora
todos los hombres y los que seremos.

Ya somos en la tumba las dos fechas
del principio y el fin, la caja,
la obscena corrupción y la mortaja,
los ritos de la muerte y las endechas.

No soy el insensato que se aferra
al mágico sonido de su nombre;
pienso con esperanza en aquel hombre
que no sabrá quién fui sobre la tierra.

Bajo el indiferente azul del cielo,
esta meditación es un consuelo.

Le réalisateur a su éclairer avec justesse la personnalité du Dr Abad Gómez, sa pudeur, son humanité, sa gaîté. Dans une époque chaotique et violente, il aimait la poésie : Borges et Visconti, …et  les roses.

Sources:
Site du distributeur Nour Films : cliquez ici
Documentaire: cliquez ici
Critique sur El país : cliquez ici 

Article rédigé par Corinne de l’association ThéâViDa

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