Las danzas paraguayas

Cette vidéo présente différentes danses paraguayennes. La première s’appelle « Galopera ».

Le plus atypique dans cette danse, c’est la carafe que les femmes portent sur leur tête. Cette particularité est en réalité inspirée de la vie quotidienne.

Auparavant, les femmes portaient sur leur tête des carafes pour aller chercher l’eau à la rivière ou au ruisseau. Plusieurs chercheurs ont dit que cette pratique était d’origine africaine, car c’est uniquement là-bas que les gens utilisent, en plus de leur dos, leur tête pour transporter des objets ou de la nourriture. 

En ce qui concerne la chorégraphie, celle-ci est libre, c’est-à-dire qu’on peut la modifier un peu si on le veut mais toujours en portant la carafe.

La deuxième danse, la «polka », est dansée sur la chanson « Carreta Guy », en français « sous la charrette ».

Selon le spécialiste de folklore paraguayen, Serafin Francia Campos, cette chanson s’inspire des couples qui, pendant les fêtes populaires, se cachaient sous les charrettes pour s’embrasser. C’est pourquoi la chorégraphie commence tout en douceur, avec un jeu de séduction, avant que le rythme s’accélère avec des pas de la danse plus rapides.

La polka peut aussi se danser seule comme le fait le groupe d’homme à la fin de la vidéo. Les danseurs s’exécutent sur l’air de la chanson « Chokokue kera yvoty » ou « le rêve du paysan ». Ici, la chorégraphie s’inspire du quotidien des paysans dans les champs. Dans cette danse, ils effectuent le fameux tapement de pieds que l’on retrouve dans le flamenco espagnol. 

Les costumes sont simples car ce sont ceux portés dans les campagnes. La femme, par exemple, porte un chemisier et une jupe simple. Quant à l’homme, il porte une chemise blanche, un pantalon noir, un chapeau noir ou un autre chapeau fait avec les feuilles d’un arbre natif de la région de Paraguay. Ce chapeau s’appelle « sombrero piri ». 

Ces danses, d’origine européenne, ne sont pas les seules à avoir été adoptées puis adaptées à la culture populaire paraguayenne. Il y a aussi le « Solito », le « Pericón » ou le « London Karape », qui ressemblent à la contredanse des anciens royaumes d’Europe.

Le journaliste et écrivain paraguayen Justo Pastor Benítez, intellectuel influent dans les années 1920, dit de la culture paraguayenne qu’elle absorbe et parvient à transformer, en peu de temps, l’étranger, qui s’assimile et se nationalise en lui donnant son empreinte.

«  Le Paraguayen générique […] joue de la guitare, du violon et de la harpe, il danse la polka, importés mais acclimatés. Il a sa psyché et sa capacité adaptative. Il a autant paraguayisé ce qui est indien comme le maïs, le mbéju (galette de farine de manioc), la chipa et la soupe (gâteau de farine de maïs qui comme son nom ne l’indique pas n’est pas liquide), qu’il a paraguayisé ce qui est européen comme la diligence et le pot-au-feu péninsulaire. C’est-à-dire qu’il leur a imprimé sa marque. Il ne copie pas. Il transforme.  […]  Cet homme forgé par une lutte de trois siècles, depuis la fondation d’Asunción […] a réussi, grâce à de multiples facteurs, à modeler une nation. », Benítez Justo Pastor, 1996, “Formación social del Pueblo Paraguayo”, Asunción, El Lector, p. 11-12.

Article rédigé par José y Gabrielle de l’association ThéâViDa

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