Interview de Luara Learth Moreira (partie 2)

Luara Learth Moreira

Vous n’avez pas vu la partie 1 ? cliquez ici

Nous nous retrouvons aujourd’hui pour la deuxième et dernière partie de l’interview que j’ai réalisée avec Luara Learth Moreira. Cette partie se focalise plus sur son actualité et notamment sur sa performance RAIORAIO LAMALAMA (2019), que l’on pourra découvrir bientôt dans le cadre de l’exposition Possédé.e.s à la Halle Tropisme à Montpellier.

J’ai pu découvrir en interviewant Luara que l’œuvre RAIORAIO LAMALAMA ne doit pas être vue comme une performance à part, mais rentre dans le cadre d’une quadrilogie intitulée Quadrilogia da encruzilhada. Ce que l’on doit comprendre de ce titre, c’est que chacune des quatre œuvres sont interdépendantes, et ne doivent pas être considérées séparément.La performance RAIORAIO LAMALAMA est inspirée du film thaïlandais Tropical Malady d’Apichatpong Weerasethakul (2004), construit autour d’un diptyque. En d’autres termes, le film est découpé en deux parties très distinctes, affichant un contraste à la fois évident et mystérieux qui laisse libre court à l’interprétation du spectateur. L’œuvre cinématographique nous plonge dans l’univers des croyances et mythes thailandais, où l’homme peut se réincarner en animal, en l’occurrence en tigre.

Thais Mallon

Cette part de mystère et de spiritualité, on la retrouve dans l’œuvre de l’artiste brésilienne, qui articule son travail autour des thèmes de l’animalité, la sexualité, mais également autour des mythes et rituels religieux qui font partie de sa culture. Luara nous parle par exemple des orixás, divinités afro-brésiliennes, et précise que cette dimension spirituelle et religieuse « traverse tous ses travaux, même si cela n’est pas toujours explicite ».

Pour ce qui est de la binarité de la performance, RAIORAIO LAMALAMA est le deuxième volet d’un diptyque, le premier étant FLECHA, sa première œuvre réalisée en Europe, au Portugal. Elle décrit ce premier volet comme étant plus agressif, plus rapide, mais toujours inspiré des divinités afro-brésiliennes, elle nous parle pour FLECHA d’Iansã, une divinité habitée à la fois par un buffle et un papillon. On ne pouvait pas demander mieux pour l’exposition Possédé.e.s !

Enfin, pour vous parler un peu de son actualité, elle travaille avec une de ses camarades de master à l’Institut Chorégraphique International, Acauä el Bandide Sereya, qui est aussi une artiste brésilienne, sur le projet artistique Apocalipso, un mélange entre apocalypse (étymologiquement, « révélation ») et Calypso, un groupe brésilien de tecnobrega, un genre musical brésilien populaire. Ce duo s’articule autour d’une vision ironique de la binarité, avec comme objectif de la déconstruire. Vous avez hâte de le découvrir ? Nous aussi !

Article rédigé par Roxane de l’association ThéâViDa

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