Tzompantli, mythe ou réalité? – partie 1

Représentation d’un tzompantli dans le codex Durán, source wikipédia.

Un Tzompantli, ou «mur de crânes» en nahuatl, est un ossuaire en bois sur lequel étaient empalés de nombreux crânes de sacrifiés. Telle était pour les Aztèques, sauf exception, la dernière destination des têtes des victimes sacrificielles, après un rituel savamment orchestré.

Un peu d’histoire
Chassés par les Tlacopan et les Tetzcoco, les Aztèques, ou Mexicas, s’installent sur une île au milieu d’une lagune en 1325 et fondent leur civilisation. À partir de là, ils se développent jusqu’à occuper une grande partie du Mexique.
Au plus fort de leur civilisation, l’île comptait 200 000 habitants qui se répartissaient dans deux cités lacustres jumelles : au nord Tlatelolco et au sud la cité Tenochtitlan. Toutes deux étaient organisées autour de leur centre religieux le “Templo mayor”, dite grande pyramide à degrés.

Des rituels pour éviter la colère des dieux
Il faut savoir que ces sacrifices humains étaient légion dans les civilisations méso-américaines. Les Toltèques, puis les Mayas et enfin les Aztèques ont longtemps pratiqué ces rites afin de satisfaire leurs divinités.
On pourrait même penser que tout était prétexte pour réaliser des sacrifices : les guerres ne faisaient pas de morts mais des prisonniers destinés aux sacrifices. Chaque nouveau cacique se devait de partir à la guerre pour ramener des prisonniers et des esclaves à sacrifier.
Il  y avait également des volontaires au sacrifice, car mourir sacrifié était également considéré comme une “belle mort”.

Les Aztèques pensaient que la grande pyramide de Tenochtitlan était située au centre du monde. Là, au sommet de la pyramide, était pratiqué de nombreux sacrifices pour les dieux Huitzilopochtli (dieu de la Guerre et du Soleil) et Tlaloc (dieu de la pluie).

Par la suite, les crânes étaient donc montés sur des structures en bois en forme de tour. Certains écrits rapportent qu’ils servaient également à impressionner les autres peuples ou les conquistadors espagnols. Le plus grand était situé au centre du “Templo Mayor”.

Poster représentant un tzompantli, source inconnue.

«Une bataille acharnée s’engagea […] Les Mexicains réussirent à s’emparer de plusieurs Espagnols qu’ils traînèrent après eux. […] Les Indiens regagnèrent leurs campements emmenant en procession leurs captifs avec les mains liées. […] On les amena au temple de Momozco où on leur donna la mort en leur arrachant le cœur. […] Après les avoir tués, on mit leurs têtes devant les idoles sur des pieux qui leur entraient par les tempes, en prenant soin d’élever davantage celles des Espagnols, un peu moins celles des Indiens, et moins encore celles des chevaux. Cinquante-trois Espagnols et quatre chevaux moururent dans cette bataille.», description d’un Tzompantli par le moine franciscain Bernardino de Sahagun, auteur du célèbre “Codex de Florence”.

À suivre…

Partie 2 : cliquez ici

Cet article a été écrit pour compléter l’exposition Tzompantli 43, exposée du 2 octobre au 5 novembre 2020 à l’Oranger Café Culturel (Montpellier) dans le cadre de la 13ème édition des VidaFestiv.

Sources : 
C’est pas sorcier -VIVA MEXICO : cliquer ici
Les Aztèques, Wikipédia : cliquer ici et Histoire pour tous : cliquer ici
Mexico, wikipédia : cliquer ici
Templo Mayor, wikipédia : cliquer ici
Photo du Tzompantli du Templo mayor : cliquer ici
Les sacrifices humains chez les Aztèques : cliquer ici
Codex de Florence : cliquer ici

Article rédigé par Gabrielle de l’association ThéâViDa

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