La bossa nova brésilienne

João Gilberto, l’un des pionniers de la bossa nova

Style musical reconnu et apprécié aux quatre coins de la planète, c’est au Brésil, et plus précisément dans les beaux quartiers de Rio de Janeiro qu’est née la « bossa nova ». Au Brésil, les années 60 sont marquées par de nombreux évènements tels que le coup d’état militaire de 1964 ou encore la rencontre entre João Gilberto, Antônio Carlos Jobim et Vinícius de Moraes. 

Ils donneront naissance à un tout nouveau genre musical devenu un véritable emblème musical brésilien. La bossa nova est un mélange jazz, entre la douceur et la joie de vivre brésilienne, en plus de marquer une rupture avec les musiques populaires et autres sambas de carnaval. La bossa nova se murmure et s’appréhende tout en douceur. Cette nouvelle vague musicale a d’abord enchanté la jeune génération brésilienne avant de s’exporter à l’international.

João Gilberto est connu pour être l’incarnation même de la bossa nova et peut être considéré comme responsable de son succès mondial. C’est notamment grâce à « la batida », rythme que Gilberto invente  qu’il devient l’un des artistes brésiliens les plus influents au monde. Celui qui portait le surnom « O Mito » (le mythe) décrit ce rythme comme “une petite samba faite d’une seule note”. Le musicien originaire de Juazeiro associe cette toute nouvelle rythmique à son « canto falado » (chant parlé). Il lance sa carrière ainsi que la nouvelle vague de musique brésilienne grâce à des morceaux tels que « Chega de saudade » ou « Desafinado ».

Pochette d’album « Bossa Nova Around the World » de Putumayo World Music (2011)

Sérgio Mendes, autre grand nom de la musique brésilienne qui fit ses débuts dans les boîtes de nuit brésiliennes vers la fin des années 50 fut l’un des nombreux artistes inspirés par le mouvement bossa nova. Il développa tout particulièrement l’aspect pop de la bossa nova dans sa musique et fonda le Sextet Bossa Rio. Il est surtout connu pour son interprétation de la chanson de Jorge Ben Jor « Mas que nada ». Ce qui le caractérise et le rapproche de João Gilberto c’est aussi son succès au-delà des frontières brésiliennes. Effectivement, dans les années 60 et 70, c’est aux États-Unis que Mendes rencontre tout particulièrement le succès. Il y devient le fondateur et l’icône d’une musique latine pop qui fait de lui l’un des artistes brésiliens les plus influents de sa génération. 


En plus de se battre pour le maintien de textes en portugais dans un monde qui s’anglicise à une rapidité fulgurante, il évolue et fait évoluer sa musique en conscience des temps dans lesquels il vit.  Il s’associe aux artistes populaires et s’intéresse aux styles musicaux émergents et en vogue. De ces associations émergent des morceaux tels que la reprise de « Mas que nada » en collaboration avec les Black Eyed Peas, ou encore « In the Key of Joy » avec le rappeur Compton Buddy. La bossa nova a encore de beaux jours devant elle.  

Pour écouter quelques classiques de la Bossa Nova, c’est par ici: « Coisa Mais Linda » et « Chega de Saudade » de João Gilberto, « O Grande Amor » de Stan Getz et João Gilberto, « Mas que Nada » interprété par Sergio Mendes

Sources bibliographiques: FIP, JazzRadio, AllMusic, FranceMusic, FranceInter

Crédits illustrations: Bandcamp, Site Radio Nova

Article rédigé par Amandine de l’association ThéâViDa le 06/05/2020

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